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Notre bilan de mi- année.

  • Photo du rédacteur: Luc Thibert
    Luc Thibert
  • 12 juil.
  • 2 min de lecture

« Dans de trop nombreuses circonstances, nous ne gérons pas nos affaires en nous fondant sur des hypothèses vérifiées, mais nous suivons plutôt des habitudes inconsidérées ».

Musonius Rufus


Comme le stoïcisme nous est parvenu principalement sous forme de fragments et de lettres, nous ne disposons pas vraiment d'une liste de choses à faire ou à ne pas faire. Il n'existe ni « Dix Commandements » du stoïcisme, ni ouvrage faisant autorité sur tout ce que les stoïciens croyaient ou ne croyaient pas. Ces bribes et ces fragments nous offrent néanmoins de nombreuses pistes de réflexion.


Nous savons que Sénèque s'adonnait chaque soir à l'introspection. Nous savons que Marc Aurèle prenait, chaque matin, le temps de réfléchir à sa mission en tant qu'être humain. Nous savons aussi ce qu'Épictète et Musonius Rufus nous invitaient à éviter. C'est précisément cette dernière dimension qui mérite notre attention alors que nous arrivons à la mi-année et prenons un moment pour réévaluer nos propres habitudes.


Quelles actions ne nous sont plus utiles — ou ne l'ont jamais été ? Quelles habitudes nous empêchent d'atteindre nos objectifs ou masquent notre véritable caractère ? Quels comportements les stoïciens nous invitaient-ils à abandonner ? Quels vices devrions-nous nous efforcer d'éviter ?


La liste serait sans doute longue. Pourtant, pour les stoïciens, l'essentiel n'était pas de dresser un catalogue de bonnes et de mauvaises habitudes, mais de développer la conscience de soi. Marc Aurèle nous invitait à nous demander, pour chacune de nos actions: « Pourquoi fais-je cela ? Quelle est la raison qui me pousse à agir ainsi ? Et, au bout du compte, est-ce vraiment une bonne raison ? »


Alors, pourquoi faisons-nous ce que nous faisons ? Nos habitudes renforcent-elles la personne que nous souhaitons devenir ou nous maintiennent-elles prisonniers de celle que nous essayons de dépasser ?



Imaginons-nous à la même époque l'année prochaine. Même travail, même routine, mêmes habitudes. Rien n'a vraiment changé. Nous ne nous sommes lancé aucun défi. Nous n'avons pas évolué d'un iota. Nous traînons toujours les mêmes vices, les mêmes habitudes qui freinent notre progression.


Imaginons maintenant un autre scénario. Dans un an, nous sommes en meilleure santé, plus concentrés, plus près de la personne que nous aspirons à devenir, parce que nous avons consenti les efforts nécessaires. Non pas grâce à une transformation spectaculaire, mais grâce à une multitude de petits gestes répétés chaque jour, qui, semaine après semaine, mois après mois, ont fini par transformer notre vie.


C'est peut-être cela, au fond, le véritable pouvoir des habitudes : elles façonnent silencieusement la personne que nous devenons. Et si ce bilan de mi-année n'était pas un jugement sur ce que nous avons été, mais le point de départ de ce que nous pouvons encore devenir ?


Luc Thibert

Inspiré du Daily Stoic du 7 juillet.

3 commentaires


Lili Côté
Lili Côté
12 juil.

Cher Luc,


Ma meilleure habitude est de te lire chaque semaine.

Et je peux dire, après réflexion, que cela m'a beaucoup aidé à prendre du recul sur mes pensées, mes actions et ma perception de ce qui arrive dans ma vie.


Merci !!! Et à demain ! Ça, c'est une belle habitude !

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Luc
Luc
13 juil.
En réponse à

Chère Lili,

De la rigueur jusque dans les coquilles orthographiques qui te glissent entre les doigts... 😊


Merci pour tous ces beaux compliments. J'ai mis ce blogue stoïque en place avant tout pour m'améliorer moi-même. Si, en chemin, il peut aussi t'apporter un peu de soutien et nourrir ta réflexion, c'est un magnifique cadeau pour moi.


L'étude du stoïcisme est un travail de longue haleine. Les automatismes que cette philosophie cherche à développer commencent, lentement mais sûrement, à s'installer en moi lorsque je prends le temps de la pratiquer avec sérieux. Et je dois avouer que j'aime beaucoup cette sensation.


On se voit tantôt...🌞

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