Elles nous guident tout au long de la vie.
- Luc Thibert

- 2 août
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« Si, à un moment donné de votre vie, écrivait-il, vous deviez rencontrer quelque chose de meilleur que la justice, la sagesse, la maîtrise de soi, le courage… si vous trouviez quelque chose de meilleur que cela, embrassez-le sans réserve — ce doit être une chose extraordinaire en effet. »
-Marc-Aurèle, Pensées pour moi-même, Livre III, 6.
La sagesse. La justice. La discipline. Le courage.
On les appelle les vertus cardinales, car, à l'instar des points cardinaux — nord, sud, est, ouest —, elles constituent une véritable boussole intérieure. Elles nous indiquent la direction à suivre, nous inspirent ce qu'il convient de faire, la personne que nous aspirons à devenir et la manière de réagir avec justesse devant les épreuves de la vie.
La justice : équité, service, fraternité, bonté, bienveillance...
La sagesse : connaissance, vérité, discernement, introspection, sincérité...
La discipline : maîtrise de soi, modération, sang-froid, équilibre...
Le courage : bravoure, force d'âme, honneur, persévérance, sacrifice...

Marc Aurèle les appelait aussi les « pierres de touche de la bonté ».
Selon lui, c'est d'elles que dépend notre capacité à mener une vie véritablement épanouie. Elles sont les fondements d'une existence vécue avec excellence, au sens le plus noble du terme.
Il y a près de vingt siècles, Marc Aurèle écrivait ces lignes. Depuis, l'humanité a inventé l'automobile, l'avion, Internet, l'intelligence artificielle et des traitements capables de vaincre des maladies autrefois incurables.
Mais avons-nous découvert quelque chose de meilleur que ces quatre vertus pour bien vivre? Je ne le crois pas. Et il est peu probable que nous le découvrions un jour.
Alors, apprenons-les. Partageons-les avec ceux qui croisent notre route et gardons-les toujours près de notre cœur. Car elles demeurent, aujourd'hui comme hier, le chemin le plus sûr vers une vie en harmonie avec notre nature humaine.
Exerçons-nous à les incarner, un jour à la fois.
Luc Thibert
Inspiré du Daily Stoic (Newsletter) du 19 mai.






«Les pierres de touche de la bonté». Ces mots-là me disent que je suis sur la bonne route. La «bonté» surtout. Mon mot favori de la langue française, après le mot «rivière».
J'ai besoin de ces pierres plus que jamais.
Je me les répète souvent. Je les connais par coeur. Je les aime. Ils sont purs. Et voilà que je pense à Gabi, qui semble les avoir inventées, sans s'en rendre compte. Gabi est un lutin. Il voyage sur un tapis volant. Ses racines traversent le globe. On ne peut pas le suivre. On ne sait pas où il est, où il va, d'où il vient. Un lutin comme un fanal dans la brume du monde. Une source d'inspiration.
Merci…