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L’envers des apparences.

  • Photo du rédacteur: Luc Thibert
    Luc Thibert
  • 5 juil.
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 26 juil.


«Retourne-le et vois à quoi cela ressemble, ce qu’il devient par l’effet de la vieillesse, de la maladie ou de la débauche. Comme la vie est éphémère pour celui qui loue et celui qui est loué, pour celui qui se souvient et celui dont on se souvient. On se souvient de lui dans un coin lointain de ces contrées, et même là, tous ne parviennent pas à s’accorder. Et la terre entière n’est qu’un simple grain de sable.»

-Marc Aurèle, Pensées pour moi-même, 8.21


Le stoïcisme consiste à examiner les choses sous tous les angles, et certaines situations se comprennent mieux lorsqu’on les aborde selon différents points de vue. Dans des circonstances potentiellement négatives, un regard objectif, voire superficiel, peut parfois s’avérer plus judicieux. Ce regard nous permet de voir les choses clairement sans trop nous attarder à ce qu’elles pourraient signifier ni à ce qui a pu les provoquer.



Dans d’autres situations, notamment celles impliquant quelque chose d’impressionnant ou de louable, une approche différente peut être utile. Celle qui consiste à observer les choses de l’intérieur, à les dépouiller de leur apparat et des illusions qui les entourent. En analysant ainsi les situations en profondeur, nous devenons moins intimidés par elles et, par conséquent, moins susceptibles de nous laisser influencer.


Plongeons au plus profond de notre peur de la mort ou de l’oubli, et que découvrirons-nous réellement ? Retournons une cérémonie fastueuse comme un gant, et que verrons-nous derrière les apparences ?


En retournant ainsi les choses, les événements ou même nos propres peurs, nous découvrons souvent qu’ils perdent une grande partie de leur pouvoir sur nous. Ce qui semblait immense redevient parfois banal, ce qui paraissait éternel révèle sa fragilité, et ce qui nous intimidait tant n’était souvent qu’une illusion amplifiée par notre esprit.


Peut-être est-ce là l’un des plus grands enseignements du stoïcisme : apprendre à regarder le monde sans être ébloui par ses apparences ni écrasé par ses drames. Car avec un peu de recul, même les gloires les plus éclatantes et les inquiétudes les plus lourdes finissent par reprendre leur juste dimension dans l’immensité du temps.


Nous avons vécu ce genre de situations plus souvent qu'une fois dans notre vie, mais avec le recul comment l'interprétons-nous aujourd'hui ?


Luc Thibert

Inspiré par Daily Stoic du 27 avril.

2 commentaires


Lili Côté
Lili Côté
06 juil.

Le fameux recul !

Nous avons tendance à grossir ou à minimiser lorsque nos émotions sont aux commandes d'une situation difficile.


J'utilise la technique du recul tous les jours pour dédramatiser mes douleurs.


Bref, reculer un peu pour mieux avancer.


Merci Luc. Un billet bien utile, concret et efficace !

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Luc
Luc
08 juil.
En réponse à

Merci, Lili.


Nos émotions ont ce curieux pouvoir d'agrandir certaines choses et d'en rapetisser d'autres. Prendre du recul, ce n'est pas nier ce que l'on ressent, mais offrir à nos émotions un peu d'espace pour qu'elles cessent de dicter entièrement notre regard.


J'aime bien le fait que tu appliques cette approche à tes douleurs. Ce n'est pas une fuite de la réalité, bien au contraire : c'est une façon de lui redonner ses justes proportions.


Encore une fois Merci pour ce beau partage.

Tes commentaires enrichissent toujours la réflexion, en commençant par la mienne.


On se reparle de vive-voix lundi prochain !


Luc 🌞

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