Faisons ces mots nôtres.

Platon, Chrysippe, Psidonius et toute une pléiade de stoïciens tout aussi éminents ont tenu de nombreux discours. Je vais vous expliquer comment chacun peut prouver qu’il met en pratique ce qu’il prêche.
Sénèque, Lettres morales, 108.35; 38
Assidus de L’Écho Stoïque, au fil de vos lectures de mes billets hebdomadaires, vous avez sans doute remarqué que certains concepts — surtout ceux que je considère comme fondamentaux — reviennent souvent. Cette redondance est voulue et assumée. C’est, pour moi, un moyen efficace de graver, à force de répétition, ces idées philosophiques dans nos esprits respectifs.

D’ailleurs, cette répétition figure encore aujourd’hui parmi les critiques formulées à l’encontre du stoïcisme par certains traducteurs et enseignants modernes. Les écrits de Marc Aurèle, par exemple, ont parfois été jugés peu originaux par les universitaires, puisqu’ils reprennent des idées déjà présentes chez d’autres stoïciens.
Selon moi, cette critique passe à côté de l’essentiel.
Bien avant l’époque de Marc Aurèle, Sénèque savait pertinemment qu’il existait de nombreux emprunts, recoupements et répétitions entre les philosophes. Les véritables philosophes ne se souciaient guère de la paternité des idées. Ce qui les intéressait, c’était leur valeur et surtout leur efficacité dans la vie réelle. Car pour eux, ce qui était dit importait finalement beaucoup moins que ce qui était fait.
C’est pourquoi je m’efforce, semaine après semaine, d’adapter leurs préceptes aux réalités de notre monde contemporain. C’est, selon moi, la meilleure façon de démontrer que nous comprenons véritablement ce que nous lisons, ce que nous disons et ce que nous écrivons. Et c’est précisément dans notre manière de les mettre en pratique au quotidien que nous pouvons faire preuve d’originalité.
Alors, ne cherchons pas nécessairement à dire quelque chose de nouveau. Cherchons plutôt à faire nôtres ces anciennes paroles. À les laisser descendre de la tête vers le cœur, puis du cœur vers nos gestes.
Appliquons-nous à exprimer notre compréhension de cette grande sagesse dans chacun de nos actes.
Car au bout du compte, ce ne sont pas nos paroles qui témoignent de notre philosophie, mais la manière dont nous vivons.
Luc Thibert
Inspiré du Daily Stoic du 12 août.






On ne répétera jamais assez les quatre piliers philosophiques des Stoïciens qui mènent à la sagesse. On ne méditera jamais assez non plus. Parce que c'est difficile à un haut degré, il me faut répéter. Parce que c'est nécessaire à notre capacité à faire naître la joie intérieure. Cette joie tellement essentielle pour nous offrir une vie qui s'appelle la vie. Le courage que cela exige vient ici prouver à quel point nous avons du travail à faire.
Je me parle tous les jours pour espérer atteindre cette joie, ce calme dont j'ai profondément besoin. Je me répète chaque jour les «trucs» à mettre en pratique pour me sentir mieux.
Ainsi je me répète encore : merci Luc pour l'aide…