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Déposer le fardeau.

Photo du rédacteur: Luc Thibert
Luc Thibert
4 oct.
2 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 3 jours

« Combien les conséquences de la colère et du chagrin sont plus graves que les causes qui les ont provoqués ! »

-Marc Aurèle, Pensées pour moi-même, 11,18.


Ce serait bien qu’ils s’en rendent compte et qu’ils avouent leurs torts. Si seulement ils comprenaient pourquoi ils ont agi ainsi et à quel point ils nous ont blessés. S’ils avaient conscience de ce que cela représentait pour nous. Peut-être le comprendront-ils… un jour.


Mais en attendant, allons-nous continuer à porter ce fardeau ? À nous consumer dans le ressentiment ? À attendre qu’ils fassent amende honorable, sans jamais être satisfaits ? À perdre notre temps à espérer qu’ils puissent éventuellement changer ?



Nous n’avons aucun contrôle sur le fait qu’ils comprennent ou non ce qu’ils ont fait, diraient les stoïciens. Nous n’avons aucun contrôle non plus sur le fait qu’ils soient réellement désolés ou qu’ils regrettent leurs gestes.


En revanche, nous savons sur quoi nous avons du pouvoir. Nous pouvons choisir de chercher à les comprendre ou non. Nous pouvons décider de la place que nous laisserons à la colère et à la souffrance. Nous pouvons choisir de pardonner et de tourner la page. Nous pouvons surtout décider de ce que nous ferons de cette expérience : en tirer une leçon, grandir grâce à elle et devenir meilleurs plutôt que de la laisser nous rendre amers.


On dit souvent que le pardon est un cadeau que l’on s’offre à soi-même. C’est tout à fait vrai. C’est un échange qui, dans le meilleur des cas, implique les deux parties, mais qui, dans les faits, n’en nécessite véritablement qu’une seule.


Notre plus grande consolation sera peut-être d’avoir su nous élever au-dessus de l’événement. D’avoir refusé de laisser la colère et le ressentiment continuer à nous habiter.


D’avoir choisi, malgré la blessure, de reprendre possession de notre paix intérieure.

C’est un pas non négligeable vers une certaine sagesse, n’est-ce pas ?


Tiré de la Newsletter du Daily Stoic du 9 septembre.

Traduit et adapté par Luc Thibert

2 commentaires


Lili Côté
Lili Côté
05 oct.

Cher Luc,

Je suis devenue très émotive en te lisant ce matin.

Sans raconter un événement qui m'est arrivé il y a peu, ce billet vient rejoindre mes tripes.

Merci pour cette pensée chamboulante et tellement orientée sur le centre de ma cible.

Reprendre le seul pouvoir que nous possédons : soi-même. J'essaie fort fort.


Je suis très fébrile de vivre la soirée électorale !

Lili, en toute amitié ! :-)

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Luc Thibert
Luc Thibert
07 oct.
En réponse à

Salut Lili,

J’ai eu une pensée pour toi à la fin de la semaine passée. Notre chalet dans Lanaudière était situé sur le chemin du Lac-Lili. Un mignon petit lac entouré d’arbres colorés et superbes.


Pour revenir à ton commentaire, je vois que le billet a réveillé quelque chose de pénible en toi. Ce n’est pas vain, je crois. Ironiquement, ma petite sœur m’a écrit en privé pour me dire la même chose. Le boulet du pardon semble peser lourd pour nous…

J’ai moi aussi mes propres fantômes du passé, auxquels je rattache parfois encore du ressentiment. Je m’applique à pardonner à ces gens qui m’ont blessé, parfois sans même qu’ils le sachent.


Je suppose qu’il faut simplement écouter où…


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