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Voir l’autre à travers soi-même.

  • Photo du rédacteur: Luc Thibert
    Luc Thibert
  • 28 déc. 2025
  • 2 min de lecture

«Chaque fois que vous vous offusquez des mauvaises actions de quelqu'un, tournez immédiatement votre attention vers vos propres fautes comparables quel que soit la forme que cela prend. En y réfléchissant, vous oublierez rapidement votre colère en considérant ce qui le pousse à agir ainsi, car l’idée vous viendra que cet homme subit sans doute une contrainte.»

-Marc Aurèle, Pensées pour moi-même, 10.30


Jadis, on nous a rappelé la croyance tolérante de Socrate selon laquelle personne ne fait le mal intentionnellement. La preuve la plus évidente de cette hypothèse ? Toutes les fois où nous avons nous-mêmes mal agi sans que ces gestes soient dictés par la méchanceté ou une réelle mauvaise intention.


Soyons francs, nous nous en souvenons très bien. La fois où nous avons été impolis avec un collègue parce que nous n’avions pas dormi depuis deux jours. La fois où nous avons agi impulsivement sur la base d’informations erronées. La fois où nous nous sommes emportés contre un chauffeur changeant de voie sans clignotant. Ou encore cette fois où nous n’avions tout simplement pas bien compris ce qui nous était demandé dans la complétion d’un formulaire. La liste de ces événements ponctuels peut être longue.



C’est pourquoi il est si important de ne pas rejeter immédiatement la faute sur les autres ni de les classer hâtivement parmi les « gens nuls ». Soyons aussi indulgents envers eux que nous le sommes envers nous-mêmes. Accordons-leur la même bienveillance que celle que nous nous accorderions, afin de pouvoir continuer à les côtoyer au quotidien et à tirer parti de leurs qualités. Car eux aussi en ont.


Prendre un pas de recul pour évaluer une situation n’est pas toujours chose facile, surtout en présence de l’ego, qui aimerait bien que l’on riposte sur-le-champ. Il faut parfois être plus grand que l’instant et tenter de voir, derrière le geste, ce qui sous-tend cette attitude à ce moment précis. Que vit cette personne présentement ? Il nous est déjà arrivé d’être dans une position similaire, dans des dispositions émotives comparables. Se souvenir de cela avant de réagir sous le coup de l’impulsivité peut tout changer.


C’est aussi un réflexe mental qui se cultive. Les stoïciens y sont parvenus. Nous en avons, nous aussi, la capacité.


Luc Thibert

Inspiré du Daily Stoic du 31 août.

2 commentaires


Lili Côté
Lili Côté
30 déc. 2025

Chacune, chacun a ses défis. Quand on se trouve en compagnie de personnes, quelles qu'elles soient, il s'agit de penser à les lire, les visionner. Quand on se trouve avec soi-même, il s'agit de nous connaître le plus profondément possible. Tout cela est difficile, dans le feu de l'action. Alors, on peut regarder le feu de l'action comme si nous étions devant un écran de cinéma qui reflète précisément ce que nous sommes entrain de vivre. Ce recul s'appelle le respect, de soi, et de l'autre.


Merci de nous le rappeler, Luc.

Une belle année 2026 à toi et aux tiens. Et de la santé avant toute chose. :-)

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Luc
Luc
31 déc. 2025
En réponse à

Salut Lili,

Tu as, encore une fois, tellement raison dans ta façon de voir les choses. L’expérience ne s’achète pas : il faut avoir pris des notes tout au long de notre parcours pour arriver à d’aussi belles conclusions. Merci de prendre le temps de les partager avec nous, c’est précieux.


Par la même occasion, je te souhaite une très belle année 2026. Que tu y trouves toute la force nécessaire pour faire face à tes défis personnels. Je serai là si tu ressens le besoin de ventiler à l’occasion, comme tu l’as fait tout au long de la première année de vie de L’Écho Stoïque.


Merci pour ta présence fidèle et bienveillante, elle m’apporte énormément.

Prends bien soin de…

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