Ce n'est jamais un hasard.
- Luc Thibert

- 26 avr.
- 2 min de lecture
« Les difficultés montrent ce que les hommes sont. Aussi, lorsque tu rencontres une difficulté, souviens-toi que Dieu, comme un entraîneur de lutte, t’a mis aux prises avec un adversaire rude. »
-Épictète, (Entretiens).
Ce n’est pas un hasard si Marc Aurèle a su se montrer à la hauteur face au désastre et à l’immensité de son pouvoir. Ce n’est pas un hasard non plus si Caton d'Utique fut l’un des derniers hommes intègres de Rome, figure courageuse et solitaire allant à contre-courant. Non, ce n’était pas un hasard. La grandeur ne l’est jamais.
Épictète enseignait que le but de la philosophie est de nous préparer à affronter tout ce que la vie nous réserve, en étant capables de dire : « C’est pour cela que je me suis entraîné. » Et c’est précisément ce qu’avaient fait ces hommes. Marc Aurèle remercie d’ailleurs Rusticus, au début des Pensées pour moi-même, de lui avoir appris « qu’il fallait que je m’entraîne et que je discipline mon caractère ». Quant à Caton d'Utique, il s’est exercé toute sa vie (dans sa manière de s’habiller, de parler, et même de se nourrir) en vue du jour où il lui faudrait se lever pour défendre la République romaine.

Personne ne se montre à la hauteur comme par magie dans les moments décisifs. Nous ne faisons que répondre avec le niveau de préparation que nous avons atteint. C’est sous pression que notre véritable nature se révèle. Il nous revient donc de forger ce caractère, de développer notre corps et de fournir les efforts nécessaires. Car lorsque les véritables épreuves de la vie se présenteront (et elles se présenteront), nous devrons être prêts à y faire face avec justesse et assurance.
Cela ne relève pas de la chance, mais de la préparation. La grandeur n’est jamais le fruit du hasard.
Chaque épreuve est un exercice : la vie ne nous teste pas, elle nous entraîne.
Luc Thibert
Inspiré du Daily Stoics du 24 avril.






Se préparer au pire. Se préparer au meilleur. Il est vrai qu'on n'est jamais correctement prêts.
Oui, il nous faut être forts et fortes pour vivre. On éduque nos enfants pour ça.
Quant à moi, j'ai beaucoup agi, pour moi comme pour les miens, dans le but d'éviter ou de mieux afronter la vie. La vie est dure. La vie est belle.
Une carapace. Un bouclier. Une bonne estime de soi. Une bonne lecture des autres. Bien se connaître. Puis laisser de côté les méchants (qui existent - pourquoi ??).
Dommage qu'il fasse apprendre à se protéger. J'aimerais qu'on se laisse doucement aller... tout en sachant tout ça.
Plutôt troublant, un peu triste, comme constat.
Merci Luc. Réflexion profonde à…