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Un jour, cela aura du sens.

  • Photo du rédacteur: Luc Thibert
    Luc Thibert
  • 22 mars
  • 2 min de lecture

«Chaque fois que vous vous surprenez à blâmer la providence, réfléchissez-y à deux fois et vous verrez que ce qui s'est passé est conforme à la raison.»

-Épictète, Discours, 3.17.1


Si nous luttons contre les événements qui se produisent, c'est en partie parce que nous sommes tellement concentrés sur notre propre projet que nous oublions qu'il existe peut-être un projet plus vaste dont nous ignorons l’existence. N'est-il pas fréquent que ce que nous considérions comme un désastre se révèle, avec l’aide du temps, être un coup de chance ?


Nous oublions également que nous ne sommes pas les seules personnes qui comptent et que notre perte peut parfois devenir le gain de quelqu'un d'autre, quelque part.

Dans la mentalité stoïcienne, ce sentiment d'injustice est souvent un simple problème de perception. Nous devons nous rappeler que tout est guidé par la raison — mais par une raison vaste et universelle que nous ne pouvons pas toujours percevoir.



Pensons à ce que l’on appelle "l’effet papillon" : l’idée qu’un ouragan pourrait être, en théorie, la conséquence du battement d’ailes d’un papillon à l’autre bout du monde. Cette métaphore scientifique illustre un phénomène réel dans l’étude des systèmes complexes : une toute petite différence au départ peut se transformer en énorme différence plus tard.

L’expression provient du météorologue et mathématicien américain Edward Norton Lorenz.


Dans les années 1960, en travaillant sur des modèles informatiques de prévision météo, il découvrit qu’une infime variation dans les conditions initiales pouvait modifier complètement la trajectoire d’un système météorologique. Cette idée suggère une vision du monde où tout est interconnecté, où de petites actions peuvent produire des répercussions inattendues.


Appliqué à nos existences, cela signifie qu’une petite décision peut mener, des années plus tard, à des conséquences totalement différentes. Le malheur que nous traversons aujourd’hui n’est peut-être que le prélude à un avenir heureux et enviable.


Restons donc vigilants dans notre interprétation des événements fortuits.


Luc Thibert

Inspiré du Daily Stoic  du 12 mars.

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