Se remettre sur les rails.
- Luc Thibert

- il y a 5 jours
- 2 min de lecture
« Lorsque les circonstances semblent vous plonger dans une confusion totale, reprenez rapidement vos esprits. Ne restez pas hors du rythme plus longtemps que nécessaire. Vous pourrez garder le rythme si vous y revenez constamment. »
-Marc Aurèle, Pensées pour moi-même,
Le segment ci-dessus a été traduit par Stephen Hanselman pour le compte du Daily Stoic.
Voici maintenant le même passage, tiré de la traduction des Méditations de Gregory Hays :« Lorsque vous êtes inévitablement perturbé par les circonstances, revenez immédiatement à vous-même et ne perdez pas le rythme plus que nécessaire. Vous comprendrez mieux l'harmonie si vous continuez à y revenir. »
Puis, une dernière traduction, celle de George William Chrystal, datant de 1902 :« Chaque fois que votre situation vous cause des problèmes, revenez rapidement à vous-même et n'interrompez le rythme de la vie que le temps nécessaire. Votre compréhension de l'harmonie s'affinera à mesure que vous y reviendrez continuellement. »
Trois traductions différentes. Trois façons de le dire. Mais, avouons-le, le message central résonne dans chacune d’elles : nous serons déviés de notre trajectoire. Nous manquerons à une résolution. Nous perdrons notre équilibre. Cela semble presque inévitable. Ce qui compte, c’est la rapidité avec laquelle nous retrouvons notre rythme.
Il est intéressant de réfléchir à ce passage en ce moment, car c’est précisément à cette période de l’année que plusieurs d’entre nous commencent à sentir qu’ils ont perdu le rythme. Pensons à janvier. Tout semblait possible. Nous avions des objectifs, des intentions, de l’énergie. Nous allions lire davantage, mieux manger, nous organiser, être plus présents pour notre famille.

Mais, par moments, la vie en décide autrement. Le désordre se réinstalle, insidieusement. L’agenda se remplit. Ce que nous remettions à plus tard continue d’être repoussé. Le désordre — physique, numérique, émotionnel — s’accumule.
Et nous voici déjà trois mois après le début de l’année 2026. Et, si nous sommes honnêtes avec nous-mêmes, nous sommes un peu plus désorganisés que nous ne le souhaiterions. Un peu plus dispersés. Parfois même, un peu plus stressés. Marc Aurèle nous dirait : ce n’est pas si grave. C’est la vie. L’important, c’est de savoir si nous allons nous remettre sur les rails rapidement. Allons-nous profiter de la renaissance printanière pour retrouver un rythme qui nous convient, celui que nous aimons habiter ?
C’est à cela que sert le printemps : faire le ménage, alléger notre charge mentale, retrouver notre rythme.
Luc Thibert
Inspiré de l’infolettre du Daily Stoic du 10 mars.





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