Cessons de calculer, commençons à agir.
- Luc Thibert

- 15 mars
- 2 min de lecture
« Ne perds plus de temps à discuter de ce que doit être un homme de bien. Sois-le. »
— Marc Aurèle, Pensées pour moi-même
Au lieu d’agir, nous cherchons souvent un responsable. Nous faisons des calculs silencieux pour déterminer où se trouve la faute. Pourquoi sont-ils comme ça ? Pourquoi ont-ils fait cela ? Pourquoi n’ont-ils pas écouté mes explications? Pourquoi n’ont-ils pas agi autrement ?

Pourtant, la meilleure question à se poser est peut-être celle-ci : en quoi tout ce questionnement m’aide-t-il ? C’est arrivé. C’est fait. Rien de tout cela ne change la suite des choses ni mes responsabilités présentes. Nous pourrions nous concentrer sur les solutions. Penser au pardon. À la patience. À l’acceptation.
Marc Aurèle écrivait qu’il est futile de « fouiller dans les âmes » des autres et de s’égarer dans des suppositions sans fin. À ses yeux, cette distraction nous éloigne de l’essentiel. Il est si facile de juger, d’analyser, de disséquer les intentions d’autrui. Mais ce travail nous détourne de la seule chose qui nous appartient réellement : notre manière de répondre aux événements.
Nous pouvons continuer à refaire les comptes, à repasser les erreurs en boucle, à attribuer les torts. Mais la somme ne changera jamais. Aucun calcul ne modifiera le passé. Ce type de raisonnement nous maintient prisonniers d’un temps qui n’existe plus.
Le passé est révolu, et aucun examen ne le rendra différent. Ce que nous possédons, en revanche, c’est notre faculté de choisir, ici et maintenant. Le libre arbitre ne vit pas hier. Il ne vit pas dans l’intention des autres. Il existe uniquement dans l’instant présent.
Nous pouvons choisir de lâcher prise.Nous pouvons choisir d’agir avec droiture.Nous pouvons choisir d’avancer.
Et c’est là que commence la véritable pratique.
Luc Thibert
Inspiré du Daily Stoic du 24 février.





Commentaires