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Notre seul véritable chantier.

  • Photo du rédacteur: Luc Thibert
    Luc Thibert
  • 25 janv.
  • 2 min de lecture

« Soyez tolérant avec les autres et strict avec vous-même. »

-Marc-Aurèle, Pensées pour moi-même.


Il est important de se rappeler que le stoïcisme ne consiste pas à juger les autres. Ce n’est pas une philosophie morale que nous sommes appelés à projeter ou à imposer au monde. Non : c’est une philosophie personnelle, conçue pour guider notre propre comportement.



C’est précisément ce que Marc Aurèle voulait dire dans la citation qui chapeaute ce billet. En cette nouvelle année, alors que nous redoublons d’efforts pour faire mieux, pour être meilleurs, pour nous sentir plus solides dans un monde incertain, nous devons rester ouverts à l’idée que les autres continueront parfois de nous décevoir, d’être obtus, peu fiables — ou simplement humains. Laissons-les faire. C’est leur affaire. D’ailleurs, nous n’avons aucun contrôle là-dessus.


En revanche, nous pouvons — et devons — être disciplinés envers nous-mêmes et envers nos réactions. Si quelqu’un agit de manière ridicule, laissons-le faire. Mais si nous agissons de manière ridicule, identifions le problème et, dans la mesure du possible, efforçons-nous d’y mettre fin et d’empêcher qu’il ne se reproduise. Ce que nous faisons ne regarde que nous. C’est notre jardin.


Cultiver son propre jardin, c’est accepter que la paix intérieure ne naît pas de la correction du monde, mais de l’attention que l’on porte à ses pensées, à ses gestes et à ses choix. Le reste — le bruit, les écarts, les déceptions — appartiennent aux autres. À nous de décider ce que nous laissons pousser en nous. Soyons exigeants à ce sujet. Laissons les autres tranquilles. Nous avons déjà bien assez de travail à faire avec nous-mêmes.


Luc Thibert

Inspiré du Daily Stoic du 22 janvier.

3 commentaires


Lili Côté
Lili Côté
25 janv.

Oui, c'est déjà tellement difficile d'être bien avec soi. Mais, tu te doutes bien, Luc, que je dirai que nous avons besoin des autres. Il faut leur accorder considération et respect. C'est un débat philosophique de tous les jours. Choisir le lieu du coeur où nous choisissons d'agir. Un équilibre fragile et essentiel. Or, oui, on commence par soi pour notre mieux-être, ce qui nous conduira à vivre mieux avec les êtres humains qui nous entourent. C'est un défi pour soi. C'est un devoir envers les autres.

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Luc
Luc
26 janv.
En réponse à

Chère Lili,tu mets (encore une fois) le doigt sur quelque chose d’essentiel.

Oui, nous avons besoin des autres — et pas seulement en théorie, mais dans le réel, dans le lien, dans le frottement quotidien. Le stoïcisme, à mes yeux, n’est pas un retrait du monde ni un repli sur soi, mais un apprentissage pour mieux y être, justement.


Commencer par soi n’est pas se détourner des autres ; c’est tenter d’arriver à eux avec un peu plus de clarté, de respect et de cœur. Tu as raison : c’est un équilibre fragile, toujours à refaire. Un défi intime, et en même temps une responsabilité envers ceux qui croisent notre route.


Mon travail à la bibliothèque m’aide beaucoup à apprivoiser…


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